1

Foi

Qu'est-ce que la Pentecôte ?

La Pentecôte est des plus grandes fêtes chrétiennes. Eclairage sur ce temps important de l'année liturgique. La Pentecôte vient du grec ancien[pentèkostè] : cinquantième (jour après Pâques) ; Cette fête chrétienne a des origines juives que le Christ va venir complètement accomplir.

Les origines juives de la Pentecôte

A l'origine, la Pentecôte est une fête juive, comme Pâques. Une fête agricole devenue une fête religieuse. Elle porte le nom de shavou'ot ou fête des semaines car elle a lieu 7 semaines après Pâques. On l'appelle aussi la fête des prémices, Pâques étant la fête des semences.
Dans un second temps, la Pentecôte prendra un sens religieux. Elle rappelle l'événement historique du don de la Torah au Sinaï. Ainsi Shavou'ot (la Pentecôte juive)est la conclusion, la clôture de Pesah (Pâque juive). C'est en effet pour lui donner la Torah que Dieu a fait sortir Israël d'Egypte : la véritable liberté consiste à accepter de suivre la Loi de Dieu !

La Pentecôte après la résurrection : la Pentecôte chrétienne


Le Livre des Actes des apôtres (2,1-13) rapporte l'évènement qui s'est passé au Cénacle à Jérusalem, en l'an 30 ou 33 de notre ère, le jour de la fête juive de la Pentecôte, 50 jours après la résurrection du Christ. "Quand le jour de la Pentecôte fut arrivé, ils (les apôtres) se trouvèrent tous ensemble. Tout à coup survint du ciel un bruit comme celui d'un violent coup de vent. La maison où ils se tenaient en fut toute remplie ; alors leur apparurent comme des langues de feu qui se partageaient et il s'en posa sur chacun d'eux. Ils furent tous remplis d'Esprit Saint et se mirent à parler d'autres langues". Ainsi, la Pentecôte chrétienne est la fête du don de l'Esprit Saint.

Que signifie cet événement ?


Le récit des Actes des Apôtres fait état "d'un grand bruit" venu du ciel, d'un "violent coup de vent" et de "langues de feu" et qui se posent sur chacun des apôtres. Le bruit, le vent et le feu symbolisent la présence de Dieu ; ils sont une manifestation de la puissance divine.
Si le feu symbolise la présence divine, les langues de feu qui se divisent au-dessus des têtes des apôtres signifient la descente sur eux de l'Esprit de Dieu. Elles symbolisent le don fait à chacun d'eux pour le rendre apte à annoncer, avec une langue de feu, l'Évangile à tous les hommes.
Enfin, le récit fait mention du don des langues que reçoivent les apôtres et les disciples pour leur permettre d'annoncer la Bonne Nouvelle de l'Évangile à tous les hommes, à toutes les nations. On peut y voir une réponse à l'épisode de la Tour de Babel. En effet, lors de la Tour de Babel, les hommes avaient été divisés dans leur volonté d'être plus grand que Dieu. A la Pentecôte, les peuples divisés se retrouvent unis lorsque l'Esprit Saint se manifeste. L'humanité est appelée à vivre cette unité, non pas sans Dieu mais en lui.

Continuité et nouveauté


On peut résumer en disant que si la Pentecôte juive célèbre les origines du peuple hébreu comme peuple choisi dans l'Alliance au Sinaï, la Pentecôte que fêtent les chrétiens célèbre la naissance de l'Église, ce nouveau peuple de Dieu, aux dimensions universelles, qui a pris forme lorsque Jésus ressuscité « a reçu du Père l'Esprit Saint promis et il l'a répandu » (Ac 2,33) sur le groupe de ses apôtres et disciples qui ont cru en Lui et ont reçu la mission d'être ses témoins partout dans le monde. Ainsi, il y a une continuité dans la nouveauté : rassembler le peuple de Dieu. Cette dernière notion devient simplement plus large avec la venue de l'Esprit promis par Jésus. Pentecôte est un nouvel événement fondateur d'une Alliance nouvelle et d'un peuple nouveau.
D'après un article www.pasaj.ch

Si Dieu est Amour, pourquoi le mal, la guerre, les souffrances ... ?

Pourquoi Dieu permet la souffrance, la maladie, la mort des innocents, des enfants ... ?

La présence du mal dans le monde est un mystère que nous ne comprenons pas pleinement et auquel aucune religion n'apporte une réponse pleinement satisfaisante (fatalité, illusion, tout vient de Dieu, il faut seulement le fuir...). Cependant, on peut chercher des éléments de réponse :

-Si Dieu est amour, cela implique forcément qu'il nous laisse libre. L'amour sans la liberté, c'est du viol. Une bonne action imposée, c'est de l'esclavage.

-Dieu ne fait pas de nous des marionnettes.

-Dieu est le premier à souffrir du mal. Si nous qui sommes tellement centrés sur nous même nous pouvons nous attrister de la souffrance que subit un autre, quelle n'est pas la douleur du cœur tout aimant du Père ! Il est absolument faux de l'imaginer spectateur indifférent, voir même cruel, de tout le mal commis sur terre.

-Dieu est innocent du mal. Il ne l'a jamais voulu et ne l'a pas créé, mais il a laissé à l'homme le trésor de la liberté, trésor que ce dernier a utilisé de façon biaisée, c'est à dire en se détournant de Dieu. Ainsi le péché, et avec lui la mort et la souffrance, a pu entrer dans le monde.

-Cette liberté d'action, l'homme peut, aujourd'hui encore, l'orienter vers le bien comme vers le mal. Il peut choisir de la diriger vers les chemins de vie que Dieu a montré (dans la Bible, dans notre conscience, à travers ce que nous dit l'Eglise), ou vers des chemins de mort si il agit en égoïste (domination, possession sans partage...).

-Si les hommes acceptaient de vivre pleinement l'Evangile, alors toute forme de guerre, meurtre, viol, vol, divorce, sida et famine disparaîtraient aussitôt. Et Dieu donne la force de vivre le exigences radicales qu'Il nous propose (voir les grands témoins comme Mère Térésa, Martin Luther King, l'Abbé Pierre et tant d'autres). Le monde aurait alors un visage bien différent. Mais même si c'est une voie qui offre le bonheur, ou du moins la dignité pour tous, elle est exigeante, et bien peu acceptent de la vivre vraiment. On ne peut pas en rendre Dieu responsable.

Le monde et toute la création a été confié à l'homme. Celui-ci peut choisir de le détruire ou de le faire prospérer.

La réponse ultime que Jésus donne à la souffrance, c'est de l'avoir prise sur LUI par le sacrifice de la croix, et d'avoir aimé les hommes jusque dans cette souffrance. En faisant cela, tout homme qui souffre peut unir sa propre souffrance à celle de Jésus, et peut trouver en Jésus la force de donner un sens à sa vie, la force d'aimer malgré la souffrance, voire même dans la souffrance.

La souffrance est devenue le lieu mystérieux d'un développement du cœur, capable d'aimer Dieu et ses frères dans une nouvelle dimension.

Par Père Daniel Ange

Thèmes

Foi
Eglise
Sacrement
Sexualité et bioéthique
Vie spirituelle
Adolescence