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Eglise

Qu'est ce qu'un conclave ?

Un des terme qui revient dans toute les bouches est le terme conclave. Mais qu'est-ce qu'un conclave ?

Dans l'Eglise catholique romaine, le conclave est l'assemblée des cardinaux électeurs (117 aujourd'hui, les cardinaux doivent être âgé de moins de 80 ans) qui se réunissent au Vatican. Ces derniers se rassemblent en conclave entre le 15ème et 20ème jours après le décès du pape, pour en élire un nouveau.

Le mot conclave vient du latin « cum » (ensemble) et « clavis » (clé), car les cardinaux ne peuvent sortir de leur logement que pour s'enfermer à la chapelle Sixtine. Là se déroulent, dans le secret, les votes successifs par lesquels les cardinaux élisent l'un d'entre eux au pontificat. Les règles du conclave, définies par le pape Grégoire X en 1274, sont restées valables, tout en subissant diverses retouches au cours des temps.

Histoire du conclave


La mesure du conclave a été prise suite à l'élection mouvementée de Grégoire X, en 1271, qui avait duré près de 3 ans. Au bout de 2 ans et 9 mois, les autorités romaines avaient emmuré les cardinaux pour les pousser à la résolution.

Pour éviter de nouvelles élections à rallonge, Grégoire X décida lors du concile de Lyon II de garder le principe de l'enfermement (décret Ubi periculum). Il y ajouta de nouvelles restrictions : au bout de 5 jours de conclave, les cardinaux étaient réduits au pain, au vin et à l'eau, ils devaient vivre en commun sans séparation dans la pièce - ce qui provoqua un tollé parmi les cardinaux.

En 1276, Jean XXI suspendit les mesures de Grégoire X et les vacances longues du siège pontifical reprirent, jusqu'à ce que Boniface VIII réinstaure le Ubi periculum. Depuis lors, toutes les élections pontificales ont eu lieu en conclave.

La fumée blanche ou noir des conclaves


Après chaque scrutin, les cardinaux communiquent les résultats au reste du monde par l'intermédiaire d'une cheminée. En effet, le résultat du vote est annoncé


  • - soit par une fumée noire (vote non concluant)

  • - soit par une fumée blanche (vote concluant).



En cas de fumée blanche, le conclave peut prendre fin et le nom du pape peut être annoncé au monde. Le feu est traditionnellement un feu de paille. Celle-ci est mouillée quand il faut produire une fumée noire.

D'après un article www.pasaj.ch

Pourquoi l'Eglise dit qu'il faut aller à la messe ?

-Celui qui dit qu'il aime quelqu'un et ne veut pas aller le voir, ne peut-on pas penser qu'il ne dit pas la vérité ? Que dire d‘un homme qui ne verrait jamais sa fiancée en se disant "amoureux non-pratiquant" ? ou un autre qui dirait "je suis nudiste mais je pratique pas" !, où est la logique ?

-C'est Jésus lui-même qui nous a invité à "faire cela en mémoire de lui" et à se "nourrir du pain de vie".

-Car la messe est le lieu de rencontre privilégié avec Dieu, le moment où par les mains du prêtre Jésus se fait présent dans l'hostie. C'est ici que se renouvelle l'Alliance entre Dieu et les hommes.

-Depuis les origines du christianisme, les chrétiens se réunissent chaque dimanche pour « faire mémoire » de la Résurrection du Seigneur, ils continuent ainsi d'observer cette première alliance donnée à Moïse, le 2ème commandement qui demande de sanctifier le jour du sabbat : en s'arrêtant de travailler un jour par semaine pour le louer et « se reposer en Dieu ».

L'Eglise ne serait-elle pas une secte qui aurait bien fonctionnée ?

Une secte qui réussit, c'est une religion ?

-L'Eglise ne peut être considérée comme une secte, car elle ne se coupe pas des autres. Au contraire, elle invite à aller vers l'autre et à aider autour de soi sans distinction ni intérêt.

-Une secte est fermée alors qu'il est très facile d'entrer et de sortir de l'Eglise.

-Il n'y a pas les conditions nécessaires (censure, information unique...) à un endoctrinement ou à un lavage de cerveau.

-Elle est ouverte au dialogue avec tous et sur tous les sujets, ce que ne fait jamais une secte. Une secte condamne tous ceux qui n'en sont pas membres. Or, l'Eglise reconnaît que tout homme, si il n'a pas eu de son vivant la possibilité de rencontrer le Christ, est sauvé en suivant les lumières de sa conscience.

Par le Père Daniel Ange

Qu'est ce que le Purgatoire ?

Le bon sens populaire dit : " On sait bien qu'on ne va pas au Ciel comme ça... " Qui peut estimer
qu'il a toujours bien agi en toutes circonstances dans sa vie ... Peu d'entre nous...
C'est l'histoire de cette femme, surprise en flagrant délit d'adultère, qu'on amène devant Jésus. " Elle doit être lapidée selon la loi de Moïse, disent à Jésus ses accusateurs. Toi, qu'en penses-tu ... – Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette, le premier, une pierre ", leur répond Jésus. Un instant de silence, lourd et pesant ! Puis, un à un, ils s'en vont, " en commençant par les plus âgés ", commente l'auteur du récit évangélique.

Dieu est Amour et son royaume, "le Paradis ", ou "le Ciel ", est un royaume d'amour. La plupart
d'entre nous auront besoin d'être purifiés, c'est-à-dire rendus complètement aptes à vivre cet amour. Plus de haine, plus de jalousie, plus de violence, plus de rancœur...

Le bonheur n'a pas d'autre sens. Mais sommes-nous prêts, à la fin de notre vie, à entrer résolument dans cette lumière d'amour et de bonté que Dieu communique à tous les bienheureux ... " Pour ceux, qui, à leur mort, se trouvent en condition d'ouverture à Dieu mais de façon imparfaite, le chemin vers la pleine béatitude exige une purification que la foi de l'Église illustre à travers la doctrine du purgatoire. " (Jean-Paul II, audience du 4 août 1999 ; cf. catéchisme de l'Église catholique, n°1030-1032).

Le Purgatoire est une purification, un ajustement à l'amour.

Il n'est, en aucune façon, une nouvelle vie. Le Purgatoire n'est pas un lieu, c'est une transformation : la rencontre avec Dieu exige de nous que toute trace d'attachement au mal, au " non-amour ", disparaisse.
Cette purification, c'est Jésus-Christ qui la réalise, et non pas nous. Mais par nos prières, nos actes de charité, nous pouvons être associés à Jésus-Christ pour cette purification des âmes défuntes. C'est le sens de la prière, des demandes d'indulgences et des messes offertes pour les défunts. Non pas que Dieu ne puisse pas faire cette purification sans nous ! Mais il nous propose de nous y associer dans un amour actif.

Quant aux " âmes du Purgatoire " - en état de purification - elles ne sont pas exclues de la communauté. Elles font partie, dans le " corps mystique du Christ ", de la " communion des saints ".
Elles aussi peuvent prier pour nous. Il y a donc une vraie solidarité entre le Ciel, le Purgatoire et ceux qui vivent sur la terre. Ce n'est pas du côté de Dieu que la miséricorde manquera. Nous avons donc la ferme espérance que le Ciel sera bien rempli.

Par Hervé-Marie Catta, membre de la communauté de l'Emmanuel. Il anime le site 1000questions.net

Pourquoi le pape change de nom ?

Le nom que choisit le nouveau pape, après son élection, est souvent considéré comme un signe de son programme. Et pour Benoît XVI, ce n'est pas anodin.
Comme le marque la tradition biblique pour Abraham, donner un nom pour Dieu, c'est aussi marquer sa volonté d'être à la base de l'appel qui est le sien envers ce serviteur qu'il choisit. Le premier des papes, l'apôtre Pierre, est aussi le premier à changer de nom. C'est Jésus qui change le nom de Simon en celui de Pierre, par l'un des jeux de mots les plus célèbres de l'histoire : "Tu es Pierre et sur cette pierre j'édifierai mon Eglise".

De Benoît XV à Benoît XVI

Le nouveau nom du pape se veut en quelque sorte une promesse et un présage. Benoît XV, celui dont le nom précède celui de Benoît XVI, était un homme de paix, marqué par le centre religieux de l'Europe : l'Autriche et la Bavière. C'était un homme de paix, mais si sa tentative d'arrêter la guerre de 1914 échoua en 1917. Il défendait la politique sociale de Léon XIII.
Il n'était pas l'homme des extrémismes et voulait être le législateur de l'Église moderne. Homme de paix, Benoît XV s'est employé à calmer les remous de la crise moderniste de l'époque et, dans le domaine de la géopolitique (si l'on peut parler ainsi) il se montra pessimiste sur ce qu'engendrait la construction et le démembrement de l'Europe du Traité de Versailles. Les événements lui donnèrent, hélas, raison.

Le choix de Benoît XVI
Le choix du nom de Benoît XVI n'est peut-être pas sans arrère-pensée pour le nouveau pape. Autant sur l'Europe, sur la politique mondialiste des USA que sur la crise de la pensée contemporaine.

Pourquoi changer de nom ?

Revenons un peu sur l'histoire durant les premiers siècles de l'Église. A l'origine, les papes de l'antiquité échangent leur nom païen contre le nom chrétien de leur baptême. Le premier pape historiquement recensé a avoir opté pour un nouveau nom semble avoir été Jean II (533-535). Il estimait que son patronyme de Mercure ne pouvait pas convenir à un évêque de Rome.


C'est Jean XIV (983) qui, se prénommant Pierre, considéra comme immodeste de monter sur le trône du fondateur de la papauté, en portant son nom. Depuis, tous les papes ont respecté cette règle.
Enfin, c'est Albino Luciani qui inaugure en 1978 le choix d'un prénom composé, en devenant Jean Paul Ier .En reprenant le choix de son prédécesseur immédiat, Karol Wojtyla marquait ainsi l'intimité de son amour pour le Christ, comme saint Jean, et son désir d'annoncer l'Évangile en multipliant les voyages, comme saint Paul.


Sur 264 papes recensés, 129 ont changé de nom au moment de leur élection. La tradition du changement de nom lors de l'élection pontificale a été établie en 955 par Jean XII et a perduré depuis, à l'exception de deux papes, Adrien VI (1522-1523), le dernier pape non italien avant Jean Paul II, et Marcel II (1555) qui avaient conservé leurs noms de baptême.
Ce n'est qu'avec Urbain IV en 1261, que l'habitude est prise de faire suivre son nouveau nom d'un numéro d'ordre, qui classe ce prénom à la suite des papes ayant porté le même patronyme.


Le choix d'un prénom par le nouveau pape répond à différentes logiques, qu'il n'est pas toujours facile d'éclairer. De 1775 à 1958, sur 11 papes, il y a eu 7 Pie, de Pie VI (1775-1799) à Pie XII (1939-1958), au point que l'on parle de "papauté des Pie". Les souverains pontifes choisissent bien souvent le même nom que leur prédécesseur immédiat ou proche, par respect, admiration ou reconnaissance, marquant aussi la volonté de marcher dans leurs pas ou de poursuivre les grandes orientations des pontificats concernés. Choisir en revanche un nom pontifical différent de celui de son prédécesseur a parfois pu être considéré comme une volonté d'innovation, voire de rupture avec le précédent pape.


En 1963, certains s'étonnent de voir le cardinal Montini prendre le nom de Paul VI et non celui de Jean XXIV. Le choix original du prénom Paul, inusité depuis 1621, est une surprise. Le choix du prénom de l'apôtre missionnaire est révélateur d'un pontificat qui inaugure la pratique des voyages apostoliques à l'étranger, et tente de restaurer la communion entre Rome et l'Orient.
Si nous en revenons au choix de Benoît XVI, il s'éclaire pas ce que fut la conduite de Benoît XV pendant tout son pontificat au sortir des bouleversements de son époque, comme nous le sommes au lendemain des bouleversements dûs au bouleversement des idéologies marxistes et libérales.
D'après un article www.pasaj.ch

Qui est Benoît XVI ?

Depuis mardi 17h50, l'Esprit Saint a suscité un nouveau pape. Le cardinal Ratzinger est devenu Benoît XVI. Rencontre biographique avec lui.

Joseph Ratzinger est né le 16 avril 1927 à Marktl am Inn, dans le diocèse de Passau (Allemagne), d'un père, officier de police, issu d'une vieille famille d'agriculteurs de la Basse Bavière. Son adolescence passée à Traunstein, il est appelé dans les services auxiliaires antiaériens durant les derniers mois de la seconde guerre mondiale.

Après la guerre

De 1946 à 1951, il étudie la philosophie et la théologie à l'université de Munich et à l'école supérieure de philosophie et de théologie de Freising. Le 29 juin 1951, il est ordonné prêtre et commence son activité d'enseignement. En 1953, sa thèse sur "Le Peuple et la Maison de Dieu dans la doctrine de l'Église de saint Augustin" lui donne le doctorat de théologie. Quatre ans plus tard, il obtient la maîtrise d'enseignement avec une recherche consacrée à la théologie de l'histoire de saint Bonaventure.

Après avoir été professeur de dogmatique et de théologie fondamentale à l'école supérieure de philosophie et théologie de Freising, il poursuit son enseignement à Bonn de 1959 à 1969, Münster de 1963 à 1966 et Tübingen de 1966 à 1969. A partir de 1969, il devient professeur de théologie dogmatique et d'histoire des dogmes à l'université de Ratisbonne et vice-président de la même université. Déjà en 1962, à l'âge de 35 ans, il est consulteur au concile Vatican II, de l'archevêque de Cologne, le cardinal Joseph Frings.

Evêque puis cardinal

Le 24 mars 1977, Paul VI le nomme archevêque de Munich et Freising, premier prêtre diocésain à assumer après 80 ans le gouvernement pastoral du grand diocèse bavarois. Il est créé cardinal par Paul VI au consistoire du 27 juin 1977.

Le 25 novembre 1981, Jean-Paul II l'appelle à Rome et le nomme Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Il est également Président de la Commission Biblique pontificale et de la Commission Théologique pontificale internationale. Il est par ailleurs rapporteur à la Vème Assemblée générale du Synode des évêques en 1980 sur le thème de la famille chrétienne, et Président délégué de la VIème Assemblée synodale en 1983 sur la réconciliation et la pénitence. Le 6 novembre 1998, il est élu vice-doyen du collège des cardinaux. Président de la Commission pour la préparation du Catéchisme de l'Église catholique de 1986 à 1992, il présente après six années de travail à Jean-Paul II le nouveau Catéchisme.

Il est nommé par Jean-Paul II Doyen du Collège des cardinaux le 30 novembre 2002, succédant au Cardinal Bernadin Gantin.

Ses publications

Parmi ses nombreuses publications, une place particulière peut être faite à Foi chrétienne hier et aujourd'hui, recueil de leçons universitaires sur la profession de foi apostolique, publié en 1968 ; à Dogme et Révélation, une anthologie de réflexions et prédications dédiées à la pastorale, en 1973.

Un ample écho a été donné également à son plaidoyer prononcé devant l'académie catholique bavaroise sur le thème : "Pourquoi suis-je encore dans l'Église ?", dans lequel il affirmait : "seulement dans l'Église, il est possible d'être chrétien et non à côté". En 1985, paraît le volume Entretien sur la foi et, en 1996, le Sel de la terre.
D'après un article www.pasaj.ch

L'Eglise n'est t-elle pas mal placée pour proclamer la charité ... ?

Richesse de l'Eglise du Vatican !

Les richesses du Vatican sont essentiellement des richesses artistiques, son patrimoine historique. Comme il n'est pas question de les mettre en vente, elles n'ont pas de réelles valeurs marchande. Ou alors, pourquoi est-ce que le gouvernement français ne vendrait-il pas la Joconde et tout le contenu du Louvre pour boucher le trou de la sécu et nourrir les sans-abri ...

Par contre, la conservation de ces oeuvres d'art a un coût, ce qui justifie qu'on paye l'entrée des musées. L'Eglise reçoit de ses membres de fortes sommes, mais elles sont effectivement redistribuées dans les dizaines de milliers d'œuvres de charité qu'elle soutient et qui ne pourraient pas vivre sans elle. Quant au petit état du Vatican, son budget annuel est égal au fonctionnement de la ville de Bordeaux

Par Le Père Daniel-Ange

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